La sauce soja sucrée est un produit relativement récent, créé principalement pour répondre aux goûts des consommateurs européens et américains. Pourtant, malgré son succès commercial, elle présente des risques pour la .

Contrairement à la sauce soja salée traditionnelle, qui est utilisée depuis des siècles en Asie, la sauce soja sucrée a été introduite en France par la marque Kikkoman en 2007 pour plaire aux consommateurs qui préfèrent une saveur sucrée. En revanche, au Japon, cette version sucrée est inconnue, car la sauce soja y est censée ne pas dominer les autres , notamment celles du poisson cru dans les sushis.

Le problème majeur de la sauce soja sucrée réside dans sa teneur en sucre. Elle contient environ 36 % de sucre, soit presque deux fois plus que le ketchup, un condiment pourtant bien connu pour sa haute teneur en sucre. Une portion de 20 ml de sauce soja sucrée équivaut à trois de sucre, ce qui peut rapidement entraîner une consommation excessive de sucre.

Outre son sucre, la sauce soja sucrée présente également un taux élevé de sel. Avec 6,9 g de sel pour 100 g, elle dépasse largement les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui conseille de ne pas dépasser 5 g de sel par jour. Ce duo sucre-sel est particulièrement dangereux pour la santé cardiovasculaire, car il peut favoriser l’hypertension et le développement de maladies liées au métabolisme, comme le diabète de type 2. Une étude de 2016 a d’ailleurs montré que la réduction de la consommation d’ sucrés-salés peut aider à prévenir le diabète.

Ainsi, malgré son sucré et addictif, la sauce soja sucrée présente des risques pour la santé, notamment en augmentant la consommation de sucre et de sel, ce qui peut perturber l’ métabolique et affecter la santé à long terme.